L'art de la société capitaliste, le mépris de soi

22.

Si le développeur d’un jeu à pour nécessité, ou de se maintenir dans ses moyens d’existence par son activité de créateur, ou de générer un revenu pour quelque autre raison, il dépend du marché de l’offre et de la demande ; il est donc mensonger de qualifier ce développeur d’indépendant à l’égard du circuit commercial ; il est donc erroné, voir fallacieux, de qualifier ce développeur d’artiste, sauf à pouvoir prouver qu’il a produit ce qu’il a produit sans répondre à une commande de la doxa.

23.

Donc, le développeur qui, voulant se maintenir dans ses moyens d’existence par sa seule activité de créateur, est dépendant des ventes de son produit, n’est ni un artiste (points 1. à 14.), ni un indépendant (points 15. à 20. ). Il dépend des consommateurs auxquels il propose un produit qui devra leur convenir afin de générer un retour financier, produit qui serait alors déterminé par des facteurs extérieurs à lui-même, le soi-disant « indépendant ».

24.

Toute production marchande, d’un groupe ou d’un individu, est suspecte, et ne peut pour cela rejoindre le devenir artistique.

page précédentepage suivante



pages : 1 2 3 4 5 6